Allemagne : finance parallèle et profits juteux

4 novembre 2006

[Reprise]

Un hebdomadaire allemand s’est fait l’écho de certaines pratiques en marge de la légalité, voire carrément illégales. Sous couvert de placements à fort rendement, des entreprises sans scrupules écument les particuliers afin de les délester de leurs avoirs.

Si de telles pratiques restent marginales ou sont inexistantes en France, il est à craindre que la tendance néo-libérale de l’européanisation à tout prix facilite grandement, dans un avenir proche, la diffusion de ces pratiques vers les pays limitrophes. A noter que la Suisse semble être le refuge -ou la terre d’élection- des sociétés-mères de ces entreprises, alors qu’en fait le prétendu siège social consiste en une simple boîte à lettres, louée auprès de prestataires spécialisés en la matière !

Voici la traduction adaptée de l’article en question :

Attention, propositions fantaisistes ! Le marché parallèle des capitaux engloutit des milliards…

Le monsieur sérieux et bien habillé qui vient sonner à votre porte se présente comme conseiller financier. A peine l’avez-vous invité à entrer qu’il vous met l’eau à la bouche avec ses possibilités de placement, en vous parlant d’avantages fiscaux extraordinaires et de taux d’intérêt mirifiques. Ses propositions vont des fonds d’investissement immobilier réservés aux participations silencieuses atypiques, en passant par d’autres produits financiers à risques.

La fédération des épargnants BDS enjoint les personnes ainsi sollicitées de ne pas donner suite à des propositions de ce type.

En effet, les investisseurs de bonne foi (ou mal informés) n’ont que trop tendance à succomber aux démonstrations mathématiques imparables de ces virtuoses de la persuasion. Le risque de signer de manière précipitée des contrats à long terme comprenant des engagements conséquents est important. L’appât du gain aidant, il n’est pas rare de voir des personnes souscrire des prêts afin de pouvoir bénéficier de ces « opportunités ».

Le réveil, brutal, survient quand le retour sur investissement escompté ne se produit pas. De plus, nombre d’investisseurs ignorent qu’ils sont ipso facto devenus sociétaires et que, s’ils assument bien l’intégralité du risque entrepreneurial, ils n’ont pas pour autant la possibilité de peser sur la politique de l’entreprise. Souvent, ils ne sont pas en mesure de dire exactement dans quels projets leur argent a été investi. Quant à savoir s’ils ont été informés de leur droit de rétractation -quatre semaines dans le cas d’un démarchage à domicile, c’est encore une autre question…

Petit conseil supplémentaire : insistez pour qu’on vous remette une documentation détaillée relative à l’investissement considéré. Celle-ci ne devra pas se contenter d’énumérer les intérêts prévisionnels ainsi que les avantages fiscaux promis ; elle devra aussi et surtout décrire les risques encourus. Demandez l’avis d’experts, par exemple en vous adressant à une union de consommateurs, à la fédération des épargnants ou à un conseiller fiscal.

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